LCLAS

Association des actionnaires salariés du Crédit Lyonnais

 

 
 
 
 
 
 
 

1 – L’organisation du travail en France (2)

Dans tous les pays occidentaux comparables, auxquels la France souhaite se mesurer, et notamment dans les pays les mieux organisés que sont l’Angleterre, les États-Unis, l’Allemagne et les pays d’Europe du Nord l’organisation du travail est basée sur trois pôles : un pôle patronal, un pôle syndical et un pôle représenté par les cadres de l’entreprise.

 

En France l’organisation du travail dans les entreprises n’est basée que sur deux pôles : l’un patronal et l’autre syndical. Or la représentation syndicale en France est faible (comprise entre 5 et 8 % selon les secteurs concernés alors qu’elle est de 15 % en moyenne en Europe).

 

En France les cadres participent rarement de manière implicite ou de manière officielle aux décisions concernant l’avenir de leurs entreprises. Les cadres quand ils se syndiquent déclarent en majorité être de simples adhérents. Les cadres syndiqués déclarés renoncent le plus souvent à leur progression professionnelle.

 

En outre les syndicats ne veulent pas participer aux décisions dans les conseils d’administration car ils sont dans une démarche dite d’information-consultation. Il n’y a pas de débat sur les décisions prises par la direction. Il y a simplement discussion sur les conséquences des décisions prises.

 

Que ce soit en mai 1968 ou aujourd’hui en 2013 le gouvernement discute exclusivement avec les syndicats dits représentatifs et l’organisation patronale le MEDEF. Les cadres ne sont pas conviés en tant que tel aux négociations et pourtant la force de réflexion qu’ils représentent ne peut être ignorée. Les cadres sont proches des réalités du fonctionnement de l’entreprise et leur avis est précieux surtout dans des périodes de crise et d’évolution rapide des marchés et de la technologie.

 

Quelle est la raison de cette anomalie ou plutôt de ce retard ? la question est posée.

 

 

 

 

 

 

 
Dernière modification : 04/03/2019